De la période romaine, Nîmes conserve des monuments tels que les arènes, la Maison Carrée ou encore la tour Magne au pied de laquelle se situe le site du sanctuaire de la Fontaine. Ce riche passé antique lui vaut le surnom de « Rome française ». Ville à la fois gauloise, romaine, camarguaise, cévenole, languedocienne et provençale, fief protestant depuis le XVIe siècle et centre de production de tissus à partir du XVIIIe siècle, avec notamment la fameuse toile denim, Nîmes possède une culture et une histoire abondantes et reste une ville à forte identité.
À chaque coin de rue, sur les façades des bâtiments, sur les routes pavées le crocodile est
partout ! Bien plus qu’un simple symbole, il incarne l’essence même de Nîmes !
Le crocodile et Nîmes : une bien longue histoire !
Pour comprendre sa présence, remontons en septembre de l’an 31 av. J.-C. ! Nous sommes en pleine bataille navale, au large de la Grèce, à Actium. Cléopâtre s’allie avec son amant Marc-Antoine pour affronter Octave. Grand vainqueur de cette bataille, Octave peut enfin instaurer sa domination sur l’ensemble de l’Empire et prend alors le nom d’Auguste. Pour commémorer cette victoire, Nîmes, ou plus précisément Nemausus, décide de marquer cette date au fer rouge et fait frapper une pièce de monnaie : l’As de Nîmes. Au revers de cette pièce, nous retrouvons un crocodile enchaîné à une palme symbolisant donc la soumission de l’Égypte à Rome.
Mais il faudra attendre jusqu’en 1535 pour que François 1er officialise le palmier et le crocodile comme armoiries de la ville.
C’est à la demande du maire de Nîmes Jean Bousquet en 1986 que le designer de renom, Philippe Starck a su marier l’histoire ancienne et le design contemporain en redessinant les armoiries de la ville.
Alors ne soyez plus surpris de voir ici à Nîmes, des crocodiles partout !